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Madame Deroo est directrice de l'Ecole maternelle et primaire La Favorite, au sein d'un vaste groupe scolaire situé à Lyon, qui comprend également collège et lycée. Sur la page d'accueil, le Directeur du Groupe, J-P Dufour, fait cette belle déclaration : « La véritable richesse ne provient pas de ce que l'on possède mais de ce que l'on échange. C'est autour de cette volonté que peut bâtir une communauté éducative ». C'est précisément la conviction qui semble animer la directrice du primaire, qui à la suite du collège et du lycée, s'est mise à son tour à l'usage de FrontPage, pour monter un journal avec ses élèves. Mais l'ordinateur n'est pas nouveau dans son école : depuis dix ans on y est familiarisé avec les programmes d'enseignement assisté. Cette année, la grande première a donc été l'initiation à FrontPage, pour laquelle les institutrices de l'Ecole ont reçu l'aide des cybervolontaires d'Accenture. "Notre projet est celui d'un Journal de l'école, destiné à être publié en ligne, sur Internet, que l'on peut consulter en se connectant à l'adresse www.multimania.com/favo, et sur lequel on trouve le compte rendu des activités diverses de nos élèves, faits par eux-mêmes : cela va du sport aux lectures, en passant par les sorties, les découvertes, les créations, etc. "
"C'est très simple. Sur le site de l'Ecole primaire (entrez dans la petite favorite, cliquez sur le journal de la petite favo et vous tomberez sur les aventuriers de la petite favo), vous verrez un florilège des thèmes abordés : sorties et voyages ; écritures, expositions et poésies ; coin lecture ; recettes de cuisine. Nous apportons une attention toute particulière à la lecture ; on trouve des comptes rendus de livres, allant de Jules Verne à Harry Potter... Pour cela nous avons mis en place ce que nous appelons un décloisonnement, une demi-journée tous les quinze jours où les élèves de toutes classes, de la maternelle au CM2, ont été conviés à participer à ce projet. Au départ, il s'agissait seulement d'écrire sur le papier traditionnel, puis nous avons pensé à réunir tout cela sur un site Internet. C'est là que nous avons pu bénéficier de l'aide des techniciens d'Accenture sans lesquels jamais nous n'aurions pu monter ce projet."
"Il se trouve que ma fille aînée travaille précisément chez Accenture, et c'est par elle que j'ai d'abord entendu parler du projet CyberEcoles. De plus, la société se trouvait déjà impliquée dans un projet sur le collège et le lycée depuis trois ans. Cela a facilité les choses... Nous avions déjà l'ambition, mais pas la technique. Quand les cybervolontaires sont arrivés, le projet était déjà bien avancé, au moins sur le papier. C'est alors que nous leur avons proposé de venir aussi à l'école primaire. Le passage du papier à l'ordinateur s'est fait en même temps que le passage du collège à l'école primaire ; et cela s'est fait facilement parce que le projet était déjà en grande partie élaboré. "
"Nous avons la chance de disposer d'une salle multimédia, ce qui déjà rend le travail plus aisé. Et sans doute les institutrices se sont-elles inquiétées au départ, mais elles savent qu'il faut toujours proposer des choses nouvelles aux élèves, et qu'on ne peut passer à côté d'une révolution aussi importante que celles des techniques modernes. Mon équipe pédagogique, qui compte treize enseignantes, n'est peut-être pas toute jeune, mais elle est très dynamique ! Elles se sont donc prêtées de bonne grâce à l'apprentissage, même s'il a été difficile de réussir de les réunir toutes ensemble ; mais la gestion a été excellente, et à raison de deux heures toutes les trois semaines, elles se sont formées dans la bonne humeur."
"En maternelle, nous avons utilisé le Clip Art, qui permet aux enfants de créer leurs propres dessins ; et d'autre part, nous avons échangé une correspondance par mails avec une autre maternelle, située à Matoury, en Guyane. Les échanges de logiciels et de travaux sont à mon sens très importants pour ouvrir l'école sur l'extérieur. Dans ce cadre, comme nous avons pu créer notre propre site d'images, nous avons pu en échanger avec eux. Enfin, toutes sortes d'activités ont été associées à ce projet, car depuis seize ans que je suis ici, nous nous efforçons de faire entrer dans l'école des pratiques extra-scolaires comme l'anglais, la musique et l'éducation physique et sportive ; et nous n'avons jamais cessé de lancer de nouveaux projets, des apprentissages aux sports, des découvertes, etc. Ainsi nous avons pu faire écouter aux enfants des concerts via Internet, faire venir des artistes, des musiciens. Puis, diffuser nos réalisations parmi les familles."
"Excellentes, bien entendu. Ces activités permettent de « récupérer » des enfants qui sont moins bons au regard des activités scolaires classiques, mais qui ont des talents dans des disciplines différentes, comme en musique ou en arts plastiques. Un enfant en difficulté scolaire change du tout au tout quand on le place devant un écran. L'écran ne le gronde pas, il l'aide, et lui permet de s'aider lui-même. Nous avons à l'école une longue histoire de l'enseignement assisté par ordinateur, avant même de nous brancher sur Internet : cette histoire remonte à une bonne dizaine d'années. Au départ, cela concernait seulement les élèves en difficultés, puis tous les autres s'y sont mis progressivement. Lorsque le professeur d'anglais vient, chaque semaine, il prend en charge une demi-classe, et pendant ce temps le reste de la classe se rend dans la salle informatique, pour suivre le cours de soutien assisté par ordinateur et un programme adapté selon chacun. Tout cela fait aussi la joie des parents, qui peuvent voir sur Internet le travail des enfants, et mieux suivre leurs difficultés de la maison."
"A mon avis, c'est formidable de recevoir
l'aide d'une grosse société telle qu'Accenture : on
se sent épaulés de l'extérieur, et un échange
se fait entre l'école et la société. Nous avons
eu quatre cybervolontaires à notre disposition tout au long
de l'année. Mais vous savez, ils apprennent autant que nous
! En tous cas, c'est ce qu'ils nous ont dit... Ils nous ont
d'abord initiés à Front Page, puis à l'utilisation
des tableaux, à l'insertion d'images, aux mises en place
de liens, etc. Ils nous ont apporté des tonnes de documents,
et j'avoue que nous ne sommes pas toujours de bonnes élèves
nous-mêmes ! D'une semaine à l'autre, nous avions oublié
notre leçon, mais les cybervolontaires ne se sont jamais
départis d'une patience d'ange. A présent, nous avons
les vacances pour réviser nos leçons et préparer
la rentrée qui sera plus technologique que jamais ! " © CyberEcoles, Ariel Suhamy, mai 2001
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