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Bruno Delacôte est le promoteur du "Tableau Virtuel". Cette forme d'enseignement assisté par ordinateur a de multiples avantages. Elle permet de réactualiser d'anciennes pratiques qui ont fait leur preuve et de les compléter par une approche dynamique particulièrement spectaculaire en géométrie. C'est une nouvelle approche des mathématiques capable de motiver les élèves en difficulté et d'insuffler une autre dynamique de classe, complémentaire à l'enseignement "classique"des Mathématiques. Elle permet de familiariser les élèves, en groupe ou individuellement, avec des façons modernes d'exposer les problèmes, les théorèmes et les figures, et de présenter des documents largement utilisés dans la vie professionnelle.
Pour cela nous cherchons à réaliser une présentation suffisamment claire et attractive pour donner envie aux élèves de travailler en autonomie au CDI, voire chez eux en emportant la disquette à domicile. Afin de susciter cette envie, le cours pourra, de temps en temps en présenter des extraits. Bien entendu la motivation personnelle de l'élève reste la condition essentielle, mais elle sera aussi renouvelée par cet outil. Selon le niveau de l'élève, il pourra soit revoir les bases essentielles en étudiant les débuts de leçon ou les corrections détaillées des activités, soit approfondir en travaillant des exercices plus difficiles rarement abordés en classe. La réaction des élèves est très variable selon les classes et l'intérêt des élèves : certains élèves profitent de l'opportunité, comprenant qu'un outil nouveau leur est offert pour surmonter leurs difficultés ; mais il faut avouer que ce sont surtout les bons élèves qui comprennent l'intérêt de la chose ; pour l'instant l'ordinateur reste intimement lié aux jeux... ce qui demandera quelques aménagements au niveau de l'utilisation autonome du matériel disponible.
L'utilisation des logiciels mis au point à cet effet par des collègues (géoplan, cabri-géomètre...) constitue une méthode particulièrement performante dans l'étude les exercices de géométrie. En effet l'animation des figures permet d'étudier rapidement les différentes situations et de mettre en évidence de façon quasi instantanée un grand nombre d'exemples et de contre exemples. Chose autrefois impossible sur un tableau noir, à moins de multiplier les dessins. A présent, sur un simple clic de souris, on peut faire bouger sa figure pour la voir sous tous les angles.
Il s'agit là de la version moderne du bon vieux calcul mental, au temps pas si lointain, ou les élèves brandissaient fièrement leurs résultats sur une ardoise.... On se souvient de l'instituteur qui pose une question, au premier coup de règle sur le bureau, les élèves écrivent le résultat sur leur ardoise, au deuxième coup de règle ils présentent leur proposition. C'est ce qu'on retrouvera dans certains exercices adaptés à l'ordinateur. On verra Ils sont toujours aussi fiers de réussir....et ne demandent qu'à progresser. Une telle activité permet de développer le calcul "réflexe" chez l'élève et facilite ainsi l'acquisition d'un certain nombre de notions de base, par exemple les tables de multiplication. De plus, elle met en œuvre une dimension orale de la perception du calcul qui complète la dimension écrite le plus souvent utilisée. Ce procédé jusqu'à présent semblait ne pouvoir s'utiliser que dans un domaine très restreint de l'enseignement des mathématiques : le calcul numérique simple. Et les tableaux de proportionnalité ? Et le calcul algébrique ?.... Dans ces cas, étant donné la relative complexité des calculs que l'on peut être amené à proposer, l'énoncé simplement oral de la question va vite rendre l'exercice beaucoup trop difficile en regard du but recherché. On pense alors à un énoncé écrit (au tableau?) qui permettra à chaque élève d'éviter un trop grand effort de mémorisation et de se concentrer sur le calcul proprement dit. Mais alors, pourquoi ne pas proposer ce type de travail aussi en géométrie (reconnaissance de figures simples, angles dans un triangle ...) ? De nombreux exemples de présentations qui illustrent ces trois concepts sont disponibles sur le site ANIM'Math : http://perso.wanadoo.fr/bruno.delacote/
Bien sûr que non ! Ni le professeur, ni l'élève
ne seront dispensés de faire leur travail respectif. Mais
à l'heure où les classes deviennent de plus en plus
disparates, comme les élèves ne comprennent pas tous
le même chose à la même vitesse, il est important,
pour sauvegarder l'égalité de l'accès au savoir,
sans pénaliser les bons élèves qu'on aimerait
voir approfondir certaines questions. Chacun pourra à son
rythme, refaire par soi les exercices ou les démonstrations,
ce qui lui donnera de plus une autonomie plus grande : reste à
faire comprendre que l'ordinateur est autre chose qu'un support
à jeux vidéos... En aucun cas, la technologie
du tableau virtuel ne fera le travail à la place des élèves
; mais il représente un outil supplémentaire, mis
à leur disposition pour leur permettre de progresser. © CyberEcoles, Ariel Suhamy, juin 2001
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