|
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||
L'utilisation des logiciels et des
images numériques permet aux élèves de mieux
appréhender une notion géologique, en la reconstituant
à partir de saisies et d'informations scientifiques. Invité
aux Rencontres de l'Orme 2002 (site dédié), sur l'espace
de l'Ecole Communicante, André Giliberto, professeur agrégé
des S.V.T et formateur IUFM, nous explique l'intérêt
pédagogique de ces outils, qui permettent de rendre visibles
et lisibles des notions complexes, telle que la subduction, tout
en favorisant un comportement actif de la part de l'élève.
Dans le cadre du programme de quatrième, "La machine Terre", les élèves étudient les limites ou marges actives des plaques lithosphériques les plus proches de notre région en relation avec les études déjà réalisées sur les séismes, le volcanisme, les déformations régionales et le soulèvement alpin. Les études d'un rift et des dorsales océaniques ont constitué des exemples d'écartements de plaques ; l'étude de la marge active Europe-Afrique, notamment au sud de l'Italie, permet d'aborder une forme originale de contact entre ces deux plaques, et de comprendre concrètement la notion de subduction. L'élève ouvre le logiciel de cartographie et de modélisation Sismolog, recadre la carte mondiale au niveau de l'Italie, fait apparaître les séismes, les volcans actifs, le contact entre la plaque africaine et européenne. Puis il réalise une coupe des Alpes à la Sicile : il copie cette image puis l'importe dans une page vectorielle de Clairs Works. Il revient dans Sismolog et demande au logiciel de réaliser la coupe géologique selon un tracé. L'image s'affiche plein écran. Il copie et importe ce document numérique dans la page vectorielle de Claris. Puis il surligne, en surimpression du document, le contour des plaques et la plongée de la plaque africaine sous la plaque européenne. Il légende, flèche, nomme les éléments du dessin réalisé. Il obtient aussi le document en trois dimensions de cette zone géographique et le compare avec la coupe étudiée. Il définit par écrit, la notion de subduction et imprime sa fiche de travaux pratiques numériques, laquelle sera évaluée. Les travaux ont lieu en salle informatique par demi-groupe. Chaque élève dispose d'un poste sur lequel sont installés les logiciels suivants : Claris Works, Sismolog, et la fiche de travaux pratiques. Les élèves ont déjà été formés à l'utilisation de ces logiciels. L'impression laser permet une impression papier immédiate du document par élève.
Cette trilogie est permanente en classe. Seul le vocabulaire scientifique nouveau figure au tableau. L'élève n'est, à aucun moment, tout seul devant son poste face aux questions posées. La problématique étant définie, l'outil informatique et les images numériques sont au service de la démarche apportant ainsi leurs potentiels : choix et localisation du document cartographique ; réalisation de la coupe géologique positionnée par l'élève ; détourages au service d'une meilleure lisibilité puis d'une représentation aidant ainsi chaque élève dans son abstraction, sa schématisation, sa modélisation de la notion. L'élève est actif en permanence, il construit son savoir tout en échangeant avec les autres, il construit son modèle (et non pas recopie celui élaboré au tableau avec la classe) avec un outil interactif, sans qu'aucun dessin ne soit réalisé par le professeur au tableau : c'est ce qui est au cœur de cette recherche pédagogique. La fiche de travaux pratiques numériques réalisée et instruite par l'élève constitue la traduction de compétences d'exécutions informatiques demandées et d'une capacité de raisonnement et de réajustement du modèle réalisé, à partir des informations lues dans les images scientifiques, ainsi que des échanges oraux. © CyberEcoles, Ariel Suhamy, novembre 2002
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||